Bref, notre cerveau a beau loger dans notre crâne, bien malgré nous, il n’en fait qu’à sa tête. A moins que …
A travers de nombreuses traditions principalement orientales, les hommes ont développé des techniques permettant d’agir sur les relations entre le corps et l’esprit. En Occident,les plus connues de ces traditions millénaires sont le Yoga et la méditation mais aussi certaines écoles d’art martiaux …
des techniques plus modernes se popularisent aujourd’hui comme la sophrologie, la pleine conscience, l’Open focus…
Ces approches diverses ont en commun qu’elles impliquent ou engendrent des modifications de la respiration. S’agit-il d’un hasard ?
Certaines pratiques respiratoires permettent de moduler, voire de transformer durablement, l’activité de notre cerveau.
Le champ d’applications de ce lien entre respiration, santé et mieux être du cerveau ne cesse de s’étoffer. Grâce à certaines respirations thérapeutiques des personnes guérissent de certains chocs post traumatiques, de troubles du sommeil, des adultes et des enfants parviennent à gérer leur hyperactivité tout en réduisant, voire supprimant, leurs recours aux médicaments, des adultes se libèrent de la dépendance de certains antidépresseurs.
Les manières dont ces respirations agissent sont encore au stade d’hypothèses. Il semble évident que la pratique d’une respiration volontairement ralentie stimule le nerf vague qui relie les intestins, le cœur et les poumons directement au cerveau.
Ce grand nerf correspond au circuit apaisant de notre système nerveux autonome. Ses fibres nerveuses traversent notre encéphale de part en part, y compris dans ses parties les plus secrètes, les plus inconscientes.
Certaines respirations thérapeutiques semblent initier de nouveaux circuits ou du moins restaurer des connexions dans le nerf vague, favorisant le mieux être et l’apaisement.
Certaines cliniques soignent les dépressions nerveuses en stimulant électriquement le nerf vague… la respiration de cohérence va permettre la même action thérapeutique de manière plus naturelle.
La respiration agit directement sur le bien être des intestins et la composition de la précieuse flore bactérienne qu’ils hébergent. Nos intestins abritent pas moins de 500 millions de neurones. Notre humeur dépend en partie de ce second cerveau. Cette « humeur nerveuse intestinale » est elle-même directement influencée par la composition de la flore bactérienne.
La manière dont nous respirons influence notre flore intestinale, notre cerveau, notre voix, la respiration, a un impact sur TOUT le corps! La digestion, le dos, les abdominaux, le cou, les épaules : la posture finalement !
Ce qu’on appelle Pranayama en YOGA (PRANA = SOUFFLE + YAMA = MAÎTRISE, RÉGULATION, ALLONGEMENT)
constitue des leviers à actions multiples permettant d’agire sur le système nerveux et notre métabolisme.
Métabolisme et Yoga
La respiration affecte le rythme du métabolisme. Les pratiques respiratoires du yoga peuvent améliorer l’apport en oxygène, ce qui réchauffe le corps et accélère le métabolisme. Cela peut à son tour stimuler et renforcer les organes endocriniens, notamment la glande thyroïde, Pancréas, Ovaire, Testicule, Hypothalamus..
Rappel pour vérifier que vous ne maintenez pas de tension dans votre corps. Laissez tomber vos épaules, desserrez vos mains et votre mâchoire. Inspir / Expir … 😉